Une étude place le Brésil au dernier rang du classement des difficultés à identifier les faux contenus en ligne.

Une étude place le Brésil au dernier rang du classement pour l'identification des faux contenus en ligne

Alexandre Marques Avatar
L'étude Truth Quest, préparée par l'OCDE, évalue le Brésil avec le pire indice parmi 21 pays analysés. La Finlande a réalisé la meilleure performance globale.

Selon une recherche menée par Institut de quête de vérité, le Brésil s'est démarqué négativement parmi les 21 pays évalués, présentant l'indice le plus bas sur la capacité des adultes du pays à discerner la véracité des informations en ligne. L'étude, publiée par Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en juin, met en lumière les inquiétudes croissantes concernant l'éducation numérique et la capacité de la population à faire face à la prolifération de faux contenus en ligne et à la désinformation à l'ère numérique.

Recherche sur la capacité à identifier les faux contenus sur internet

Faux contenu en ligne
Les pays européens de l’OCDE surpassent les pays d’Amérique latine. Photo : Reproduction / Snaq / OCDE.

La recherche, menée par institut de quête de vérité en partenariat avec OCDE avec plus de 40 21 participants dans XNUMX pays, a souligné que le Brésil avait la pire performance mondiale, avec seulement 54 % de précision dans l’identification des fausses nouvelles, contre une moyenne générale de 60 % parmi tous les pays évalués.

L'une des données les plus alarmantes de la recherche Quête de vérité On a observé que, contrairement à de nombreux autres pays où les participants ont tendance à croire davantage aux vraies nouvelles qu'aux fausses nouvelles, au Brésil, en Colombie et aux États-Unis, cette tendance est inversée. Cela suggère une plus grande susceptibilité à la propagation de la désinformation parmi les habitants de ces pays. La satire a été identifiée comme le type de désinformation le plus facilement identifiable, avec 71 % des personnes interrogées dans le monde la reconnaissant comme telle, tandis qu'au Brésil, seuls 57 % ont pu faire cette distinction.

L'étude a également souligné que les réseaux sociaux constituent le principal environnement dans lequel les gens ont du mal à distinguer les informations vraies des fausses informations. Bien qu'ils constituent une source d'information cruciale pour de nombreux répondants, 51 % ont déclaré ne pas leur faire confiance, et seulement 9 % ont déclaré une confiance très élevée. Ce scénario est particulièrement pertinent en Amérique latine, où plus de 85 % des personnes interrogées en Colombie, au Mexique et au Brésil déclarent accéder régulièrement à l'information via les réseaux sociaux, malgré la difficulté d’évaluer la véracité de ces informations.

Le résultat de l'étude souligne le besoin urgent d'initiatives éducatives et de politiques publiques visant à promouvoir l'alphabétisation numérique et la critique des médias, dans le but de renforcer la capacité des citoyens à identifier et à combattre la diffusion de fausses informations en ligne. UN OCDE souligne que le développement de ces compétences est essentiel non seulement pour protéger la démocratie et la confiance du public, mais également pour promouvoir des sociétés plus informées et plus résilientes dans l’environnement numérique contemporain.

A OCDE a de plus en plus souligné l’importance de lutter contre la désinformation en tant que priorité mondiale, comme en témoigne le rapport «Des faits, pas des mensonges : lutter contre la désinformation et renforcer l’intégrité de l’information», sur la base d’études réalisées dans 24 pays membres. Le rapport souligne que de nombreux pays sont en train de revoir leurs politiques et institutions existantes pour faire face plus efficacement à un environnement informationnel en constante évolution. La diffusion de fausses informations sape non seulement la confiance du public, mais elle a également un impact sur des domaines cruciaux tels que la santé publique, la sécurité nationale et les efforts en matière de lutte contre le changement climatique.

Pour atténuer ces défis, le OCDE souligne la nécessité urgente de renforcer l’éducation numérique et médiatique, en dotant les individus des compétences essentielles leur permettant de distinguer les informations véridiques des fausses informations. En outre, les politiques publiques doivent promouvoir une communication transparente et proactive, libre de toute influence politique, pour sensibiliser le public aux risques liés à la désinformation. L'organisation souligne également l'importance d'une approche collaborative entre les gouvernements, les plateformes numériques et les médias pour développer des stratégies nationales cohérentes et efficaces qui renforcent l'intégrité de l'information et protègent la liberté d'expression.

Risques et conséquences pour le Brésil

Dessin d'une personne portant des lunettes à monture spirale regardant un écran à motif en spirale rouge.
Les réseaux sociaux sont reconnus comme l’un des principaux canaux de diffusion des faux contenus en ligne. Photo : Pablo Blasberg/Getty Images.

Pour comprendre le poids de la désinformation sur l’avenir du Brésil en tant que nation, il est crucial de comprendre les risques et les conséquences associés à ce phénomène croissant. Dans un contexte mondial de diffusion rapide d’informations via les plateformes numériques, la désinformation présente des défis importants pour la stabilité démocratique, la cohésion sociale et le développement économique du pays.

En 2022, juste avant les élections présidentielles, une enquête menée par ipec a révélé qu'une majorité significative de 85% des Brésiliens pensent que fausses nouvelles pourrait exercer une influence décisive sur les résultats électoraux. Ces données illustrent non seulement la perception largement répandue au sein de la population du pouvoir manipulateur de la désinformation, mais indiquent également une vulnérabilité importante aux campagnes d'information fausses et manipulatrices pendant les périodes électorales cruciales.

Faux contenu en ligne
En 2022, les fausses nouvelles et la désinformation étaient des sujets directement associés aux débats présidentiels. Photo : Isaac Fontana / CPress / Estadão Conteúdo.

La diffusion de fausses informations peut avoir des conséquences profondes et de grande envergure sur la société brésilienne. En plus de déformer le débat public et de polariser les opinions, la désinformation sape la confiance dans les institutions démocratiques et le processus électoral, affaiblissant ainsi la santé du système politique. Lorsque de fausses nouvelles sont délibérément diffusées pour influencer les décisions politiques, l'intégrité des élections et la représentation démocratique sont compromises, mettant en danger la légitimité des gouvernements élus et la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.

Outre ses implications politiques, la désinformation constitue également une menace pour la sécurité publique, la santé collective et le développement socio-économique au Brésil. Lors de crises sanitaires, telles que la pandémie de COVID-19, les fausses informations peuvent promouvoir des comportements préjudiciables à la santé publique, saper les efforts d’atténuation et propager des théories du complot qui compromettent le respect des mesures préventives essentielles. De même, dans le contexte économique, la diffusion de fausses nouvelles concernant les politiques gouvernementales, les indicateurs économiques ou les crises financières peut déclencher une volatilité sur les marchés, nuire aux investissements et affecter négativement la croissance économique du pays.

Conclusion

Les résultats de la recherche publiée par OCDE sur la capacité d'identifier les faux contenus sur Internet, soulignent le besoin urgent d'initiatives éducatives et de politiques publiques visant à promouvoir l'alphabétisation numérique et la critique des médias, visant à renforcer la capacité des citoyens à identifier et à lutter contre la diffusion de fausses informations en ligne. UN OCDE souligne que le développement de ces compétences est essentiel non seulement pour protéger la démocratie et la confiance du public, mais également pour promouvoir des sociétés plus informées et plus résilientes dans l’environnement numérique contemporain.

Pour relever ces défis complexes, des approches multiformes sont nécessaires pour renforcer la culture médiatique et numérique de la population, promouvoir la transparence sur les plateformes numériques et encourager la collaboration entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé. Les investissements dans l'éducation critique et l'éthique de l'information sont essentiels pour permettre aux citoyens de discerner entre les informations vraies et fausses, réduisant ainsi la vulnérabilité à la manipulation et renforçant la résilience démocratique du Brésil face aux menaces de désinformation.

Voir aussi:

Fontes: OCDE.

revue par Victor Pachéco le 15/07/2024


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